Tous les articles par Brigitte Abel

Venez avec nous le 8 août pour le Tour de base festif à vélo sur Montreuil !

Bonjour à toutes et tous,

Venez participer avec nous au « Tour de base » à vélo sur Montreuil le samedi 8 août, aux couleurs du Mouvement Français pour le revenu de base de Montreuil et de la Pêche monnaie locale citoyenne. Il s’agira d’un événement de sensibilisation festive qui débutera à 11h, avec plusieurs étapes et un pique-nique :

• RDV à 11h – départ place Langevin, balade à vélo et actions de rue dans le bas Montreuil

• RDV à 13h au Parc des Beaumonts, Pique-nique (chacun.e apporte un petit quelque chose à grignoter), musique, fresques du climat et espaces de présentation & échanges pour en savoir plus sur le revenu de base et la monnaie locale La Pêche, fresques du climat

• De 15h à 17h30 – départ du Parc des Beaumonts, Balade à vélo et actions de rue au Bel Air, aux Ruffins, la Boissière

Remplissez vite l’enquête sur l’utilité sociale des monnaies locales

Cher.e.s Pêchu.e.s,

Le Mouvement Sol pour le bien-vivre qui regroupe de nombreuses monnaies locales citoyennes conduit depuis plusieurs mois une grande enquête sur l’utilité sociale des monnaies locales. La valorisation de l’impact des monnaies locales citoyennes est en effet un élément fort, un terreau sur lequel nous pourrons nous appuyer auprès de tous nos interlocuteurs, locaux ou nationaux, publics ou privés, qu’ils soient financeurs, partenaires de Transition ou collectivités publiques.

Il est très important que nous recueillions un maximum de réponses pour que les résultats de l’enquête soient significatifs. Aussi, nous vous remercions de prendre quelques minutes pour répondre au questionnaire.

– Ici le questionnaire adhérents particuliers
– Ici le questionnaire adhérents pros

Participez au Tour de base La Pêche-MFRB de Montreuil le 8 août !

Bonjour à toutes et tous,
Nous vous proposons de participer à un « Tour de base » à vélo sur Montreuil

le samedi 8 août de 11 à 18h

aux couleurs du Mouvement pour le Revenu de Base de Montreuil (MFRB Montreuil) et de La Pêche Monnaie locale citoyenne.

Il s’agira d’un événement de sensibilisation festive, avec plusieurs étapes et un pique-nique. Vous aurez bientôt les détails du rendez-vous et du programme en ligne… Tenez vous prêts et réparez bien vos vélos…

Le tour de base sera accessible aux familles, pensez à emmener votre pique-nique, de l’eau et un chapeau. Toutes les propositions d’animation
sont les bienvenues. Adressez-vous à
brigitte@pechemonnaielocale.fr

Pour relancer l’économie, choisissons les monnaies locales

Reporterrre, le quotidien de l’écologie
28 avril 2020 / Simon-Pierre Sengayrac

 

 

 

Simon-Pierre Sengayrac

La crise que nous traversons a rappelé d’une manière violente et douloureuse à ceux qui l’avaient oublié que la mondialisation contient des risques : risque sanitaire, car les maladies circulent plus facilement dans un monde où tout se déplace (personnes et marchandises notamment), risque alimentaire puisque l’interdépendance agricole s’est traduite par des rayons vides dans nos supermarchés après la fermeture des frontières, risque économique, de manière générale, puisque la rupture des chaînes de production dans un pays révèle notre dépendance aux importations.

L’idée de relocaliser une partie de la production en France pour réduire ces risques fait donc son chemin en cette période de confinement. Mais comment engager la transition quand les entreprises privées prennent leurs décisions de manière autonome ? Si elles souhaitent continuer à produire à bas coûts dans un pays éloigné, personne ne semble pouvoir les en empêcher.

Les consommateurs tendent à l’oublier, mais ils possèdent en ce sens un outil d’une valeur bien supérieure à ce qu’ils imaginent : la monnaie. En économie, les dépenses des uns sont les revenus des autres. En dépensant son argent dans une entreprise, on assure à celle-ci la capacité de payer les salaires, de rembourser ses fournisseurs, ou encore de payer ses impôts. Or, dans de nombreux cas, nos dépenses font vivre des entreprises ayant délocalisé tout ou partie de leurs productions à l’étranger — où a été fabriqué le pantalon que vous portez ? la table dans votre salon ? D’autres entreprises, que nos achats font vivre, exportent leurs revenus dans des pays où l’impôt est plus faible, réduisant d’autant leur contribution au développement du pays où elles sont implantées.

Les monnaies locales complémentaires sont de puissants outils pour limiter ces effets et pour stimuler l’économie locale. Le principe est de payer sa consommation en utilisant la monnaie locale dans les points de vente qui l’acceptent. En retour, les commerces qui la récupèrent peuvent également l’utiliser pour payer les fournisseurs qui l’acceptent aussi. Pour en obtenir, il faut en faire la demande auprès de l’organisme émetteur (une association, par obligation légale depuis 2014) et sa valeur est à parité avec l’euro. Ainsi, puisque les grandes entreprises et groupes internationaux ne font des transactions qu’en monnaie nationale, ils sont de facto exclus de ce système.

Un commerce acceptant les euskos.

Relancer l’économie, localement

Les monnaies locales sont une véritable opportunité pour relancer l’économie en période de crise. Parmi les entreprises fortement touchées par le confinement, c’est sans nul doute les TPE, PME, commerçants et artisans qui sont plus durement frappés par la baisse de leur chiffre d’affaires. En manque de liquidités, la banqueroute est au coin de la rue. Par le déploiement de ces monnaies locales, on incite les consommateurs d’un quartier, d’une ville, d’une région, à dépenser leur argent en priorité dans les entreprises locales. Pour déjeuner le midi, avec seulement de la monnaie locale en poche, on ira consommer dans la brasserie du coin plutôt que dans une chaîne de restauration rapide. Multipliées par le nombre de consommateurs d’une zone géographique, ces « petites dépenses » sont la différence pour les entreprises locales entre rester en vie et faire faillite.

De plus, il a été démontré que la vitesse de circulation de ces monnaies était sept fois supérieure à celle de la monnaie nationale. [1] Par conséquent, un euro local crée plus de richesses car il permet de réaliser plus de transactions sur une même période donnée. En retour, ce sont également plus d’emplois créés dans ces structures et donc tout un écosystème composé de petites entreprises qui se développe et prospère. Comme la conversion en monnaie nationale a généralement un coût — 5 % pour la monnaie basque eusko, les consommateurs sont incités à en faire usage, ce qui renforce l’effet d’entraînement sur l’écosystème local.

Reconstruire un tissu industriel local par la monnaie

Mais ça ne s’arrête pas là. L’une des critiques courantes à l’encontre des monnaies locales est que leur mise à l’échelle est impossible – entendre : elles servent la librairie du quartier mais pas au-delà. Au contraire, elles servent aussi à organiser les rapports marchands entre entreprises. Certaines monnaies locales agissent comme de véritables réseaux, les entreprises les utilisant tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement au sein d’un même territoire : du papier, pour fabriquer des livres, au bois, pour fabriquer des meubles, de l’exploitant agricole, qui fournit commerces et cafés, aux entreprises de services à la personne, les monnaies locales facilitent la construction de chaînes d’approvisionnement locales. Ainsi, plus de la moitié des entreprises utilisant l’eusko au pays Basque ont changé de fournisseurs après avoir adopté cette monnaie.

Et ça ne s’arrête toujours pas là. À l’inverse des monnaies traditionnelles, les monnaies locales ne reposent que marginalement sur le principe de l’intérêt. Dans sa forme la plus courante, il n’est pas possible d’emprunter de la monnaie locale quand on est consommateur. Le crédit aux entreprises en monnaie locale peut s’organiser à un très faible coût. La banque Wir, en Suisse, propose des emprunts en monnaie wir à des conditions défiant toute concurrence (taux bas, échéance de long terme, absence de frais) car la structure bancaire est moins coûteuse que celle des banques traditionnelles et qu’elle repose sur un système de dépôts en monnaie wir qui assure sa pérennité. En Suisse, une PME sur cinq utilise cette monnaie pour régler ses factures.

Plus de la moitié des entreprises utilisant l’eusko au pays Basque ont changé de fournisseurs après avoir adopté cette monnaie.

Les monnaies locales, outil de résilience

Ainsi, avec des entreprises qui échangent entre elles sur un même territoire et des consommateurs qui sont incités à dépenser leur argent dans certains points de vente, on contribue à relocaliser progressivement l’ensemble de la chaîne de production d’un territoire en se focalisant sur les solutions existantes ici et non ailleurs. En stimulant l’économie locale, on contribue à la création d’emplois dans un contexte où de nombreux secteurs licencient du fait des délocalisations stimulées par la concurrence de la main-d’œuvre à l’échelle internationale.

Ces monnaies n’ont pas vocation à remplacer la monnaie nationale. Toutes les entreprises ne peuvent pas les utiliser pour répondre à l’ensemble de leurs besoins d’achat. Mais il est grand temps que les consommateurs prennent conscience que notre économie est à une très grande majorité une économie de petites structures : plus de 99 % des entreprises, employant 47 % de la main-d’œuvre et générant 43 % du PIB marchand. Certains choix de consommation font la différence : contribuer au développement d’une entreprise locale ou faire prospérer une multinationale. Nous ne pourrons pas faire l’économie d’une monnaie nationale et des grandes entreprises pour répondre à certains de nos besoins. Mais si nous pouvons faire le choix du local à chaque fois que la possibilité se présente, nous aurons contribué à recréer une économie résiliente.

La monnaie circule. Nous pouvons décider au profit de qui.

https://reporterre.net/Pour-relancer-l-economie-choisissons-les-monnaies-locales

La crise économique, propositions de Bertrand Séné

Bertrand Séné, économiste membre de la Pêche monnaie locale citoyenne, nous parle de crise économique, en lien avec la crise sanitaire actuelle.

La plupart des économistes pensent que le confinement va entraîner une gigantesque crise économique. Pourtant, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas l’arrêt d’une grande partie des activités économiques qui pose problème, mais la façon dont on va gérer les dettes (au sens large), c’est-à-dire ce que chaque entreprise et chaque ménage s’est engagé à payer à d’autres.
Payer l’ensemble des dettes sera impossible : il faudra en reporter, mais aussi en annuler beaucoup.
Dès lors, on comprend bien qu’il faudra nécessairement changer quelques règles du jeu pour éviter les faillites, le chômage et la précarisation.
Or changer de règles nous ouvre aussi des possibilités nouvelles et infinies, notamment pour aller vers une économie vraiment durable.

Entraide citoyenne COVID-ENTRAIDE FRANCE

Voici une initiative forte d’entraide citoyenne qui correspond à nos valeurs de solidarité et à laquelle nous pouvons apporter notre contribution…
https://covid-entraide.fr/
Inscrivez votre groupe local ici : https://covidentraide.gogocarto.fr
Contact : covidentraidefrance@riseup.net
Le réseau de solidarité #COVID-ENTRAIDE FRANCE se monte depuis le 12 mars sur les réseaux sociaux et le terrain avec toutes les bonnes volontés qui s’accordent sur ces points :

La diffusion d’infos vérifiées et sourcées.

La participation à l’entraide et l’auto-organisation dans les immeubles, hameaux, rues, quartiers, villages, villes, départements, régions. Sur le terrain et en ligne.

Le soutien conscient et précautionneux aux personnes les plus vulnérables face à la pandémie de Covid-19.

Le soutien des soignant·e·s et de tous les services publics exsangues.

Le soutien aux solidarités, à la résilience écologique et sociale et à l’autonomie alimentaire des territoires .

Tisser une toile commune face à la gestion gouvernementale pour se défendre de toute instrumentalisation autoritaire de la crise sanitaire et économique.

Construisons l’avenir !

Chers ami.e.s, nos comptoirs sont bien sûr fermés dans le cadre de la crise sanitaire et l’équipe de la pêche monnaie locale espère bien vous retrouver en forme dans quelques temps pour fêter le printemps ou l’été avec de nouveaux stands, de nouveaux événements festifs.

La crise sanitaire, sociale, politique et économique que nous vivons dans le cadre d’une mondialisation néfaste nous rappelle encore la nécessité de créer de la résilience locale, ouverte et inclusive, de la transition, du lien pour une société plus humaine et écologique, pour une économie au service de l’humain.

Au plaisir de vous retrouver bientôt !

La Pêche interpelle les candidat.e.s aux élections municipales

Les adhérent.e.s de la Pêche monnaie locale ont décidé d’interpeller es candidat.e.s aux élections municipales de mars prochain à l’occasion de leurs meetings de campagne pour connaître leur engagement concernant le développement de la monnaie locale citoyenne. Ils ont décidé d’un texte simple lors de leur dernière réunion :

«  Dans le cadre du mouvement des villes en transition, la monnaie locale la pêche a été créée en 2014 à Montreuil. Aujourd’hui une centaine de commerçants l’acceptent à Montreuil et dans les villes voisines. La monnaie locale permet d’augmenter la résilience de nos communes en développant l’économie locale, l’autonomie, la coopération, la solidarité et en s’affranchissant du système bancaire. Qu’allez vous faire pour développer la pêche ? »

Comment répondre aux questions de vos commerçants ?

Coiffeuse pêchue depourvousmesdames
« Pour vous mesdames »,
31 boulevard Chanzy à Montreuil

Les commerçants visités, comme beaucoup de particuliers qui découvrent la démarche des monnaies locales citoyennes, posent des questions sur le fonctionnement de la Pêche. Nous vous donnons quelques pistes pour leur répondre :

3 % de frais de reconversion des pêches que nous ne pouvons pas écouler, c’est beaucoup non ?
Tout moyen de paiement a un coût (Chèque déjeuner = > 3,2 à 5 %)
La reconversion n’est pas obligatoire, mieux on cherche à l’éviter
Ça ne coûte que si on en a reçu : 2000 Pêches reçues, dont aucune ne serait réutilisée et que l’on a besoin reconvertir, vont générer 3 % de frais de reconversion soit 60 € mais sont bien entrées en caisse
Les 3 % sont comptés dans les frais professionnels.
Devenir accepteur de la Pêche, est-ce que c’est bon aussi pour mon activité ?
Ça donne un bonne image, moderne, socialement et écologiquement responsable
Ça donne une certaine visibilité = présent dans la liste, sur le site
On devient un partenaire privilégié des autres accepteurs
Ça créé des liens plus solides avec les « clients »

Est-ce que je peux avoir confiance ?
C’est légal, défini par la loi de juillet 2014
Porté par une association locale, à taille humaine, transparente et sans but lucratif
Les Pêches sont associées à un fonds de garantie dans une banque reconnue, la plus éthique, la NEF.
De plus c’est facile à utiliser puisqu’1 Pêche = 1 Euro

Voir aussi la plaquette spéciale commerçants et la note du cabinet comptable CECOVAL dans l’onglet « entreprise » du site de la pêche.