Tous les articles par Brigitte Abel

Brunch des Transitionneurs

Brunch des Transitionneurs
dimanche 11 novembre 2018
de 11h. à 14h.
au Centre Jean-Lurçat,
5 Place du Marché
M° Croix-de-Chavaux

Ami-e-s de la Transition à Montreuil, bonjour ! En 2012 naissait Montreuil en Transition, lors d’un rassemblement d’une centaine de personnes autour d’un rêve de résilience, comme une réponse à l’effondrement en cours, suivi ensuite par la création de l’association éponyme. Parmi ses réussites, les journées Faites du fric (alternatives à la spéculation), les groupes de travail (économie, alimentation, déchets, gratuité…) qui donnèrent naissance au bacs incroyables comestibles, au Répar’café ou à des initiatives telles qu’ Entr&Libre (journée de la gratuité), le festival Tous Acteur (durant un mois) ou un an et demi de Café Permaculture & Transition, et bien entendu le développement de la désormais célèbre(et autonome) monnaie locale, la Pêche !

Malgré l’hibernation de notre association depuis deux ans, nous pouvons être fiers d’avoir contribué à faire de Montreuil une ville en route vers la transition, dans la mesure où de plus en plus d’initiatives s’y développent en ce sens. Outre la Pêche, dont la dimension régionale s’est étoffée depuis son lancement à Paris, le collectif PermaMontreuil vient de terminer la cinquième édition des Estivales de la permaculture, en quadruplant sa fréquentation cette année avec plus de 2300 visiteurs. De même, le collectif francilien des Villes en Transition (par l’animation de Montreuil en Transition, notamment) se renforce régulièrement autour d’une belle synergie.

Si la dynamique de transition est enclenchée (avec ou sans nous), la question est de savoir si notre association peut ou doit jouer un rôle fédérateur permettant de démultiplier nos forces communes, comme un outil d’appropriation pour les plus motivés d’entre nous.

Cours d’introduction à la permaculture les 8 et 9 décembre

Jardin potager, verger, lieu de vie, comprendre et concevoir un lieu en permaculture

La permaculture est à la fois une éthique, une philosophie et une science à l’usage de la terre, de la planète et des groupes sociaux, qui vise à faire émerger partout des solutions créatives écologiques adaptées aux conditions physiques et humaines locales en vue de générer des systèmes productifs, efficaces et pérennes.

Objectifs du stage :
– Comprendre ce qu’est la permaculture et les principes éthiques et de conception qui la fondent.
– Acquérir une première approche de la méthodologie de design en permaculture (conception, planification, aménagement et maintenance d’un lieu en permaculture).

Programme :
Samedi 8 décembre toute la journée
Matin : philosophie, éthique et principes de la permaculture.
Après midi : Observation en extérieur (comprendre et utiliser les modèles naturels) et atelier pratique.

Dimanche 9 décembre toute la journée
Matin : méthodologie du design en permaculture.
Après-midi : exercice de design en salle en groupe.

Informations pratiques :
– Le stage se déroulera à la salle Théophile Sueur – 144, rue Théophile Sueur – 93100 Montreuil-sous-Bois le samedi et le dimanche de 9h00 à 18h00, avec une pause déjeuner entre 12h30 et 14h.

Pour les repas du midi, chacun est invité à apporter un petit quelque chose à boire et à manger à partager avec le groupe. Les spécialités de chez vous seront les bienvenues !

Prix du stage : nous estimons le prix du stage entre 80 et 120P, mais cela reste une indication afin que chacun puisse avant tout participer à hauteur de ce qui lui semble juste compte tenu de ses revenus, de ses possibilités du moment et compte tenu de notre travail.
Trocs, aide et autres partages peuvent également faire partie de l’échange.
Avec une prise en charge (CPF ou autre) nous contacter.

– Le stage sera animé par Jérémie Ancelet formateur certifié et designer en permaculture aussi que Christophe Bichon formateur certifié en permaculture dans le cadre de l’association Le Sens de l’Humus.

Inscription : Le stage accueillera une vingtaine de personnes. Inscription obligatoire auprès de : Christophe Bichon (christophe.humus@gmail.com) ou au 06 13 04 18 07.
Pour vous inscrire il nous faut votre nom, prénom, adresse postale et mail, votre numéro de téléphone ainsi qu’un chèque d’arrhes de 30€ à l’ordre de l’association Le Sens de l’Humus à envoyer à l’adresse suivante :
Christophe Bichon
6, bis Sente du Labyrinthe
93230 Romainville

Par respect pour les formateurs et pour le groupe, merci de vous assurer de pouvoir suivre l’intégralité de la formation

Pourquoi je garde la pêche, témoignage de Claire-Marie

Pourquoi je garde la pêche ?

pechesCe qui me freinait
Je voyais l’acte symbolique et pas concret. L’idée que la monnaie locale était un moyen de recréer du lien entre les gens me paraissait une action certes humainement très intéressante mais pas concrète en terme de transition économique et écologique, dans l’urgence actuelle. Je ne voyais pas non plus en quoi payer en pêche différait de consommer durable/équitable/éthique/local avec mes euros.

Ce que j’ai compris
La différence entre consommer de manière engagée avec mes euros et consommer avec la pêche, c’est que je sors des euros du système. Si j’ai bien compris, payer avec une pêche c’est doubler l’action, investir doublement de manière engagée : en donnant une pêche au commerçant et en ayant sorti un euro du système pour qu’il aille à la NEF.

En promouvant la pêche, je fais confiance aux gens qui l’ont créée pour avoir sélectionné un réseau qui contribue à la transition écologique. En quelque sorte, le travail de chercher à y contribuer a été fait pour moi.

Le lien social : en tenant le comptoir de change au festival de la permaculture, l’idée de la monnaie comme lien entre les gens m’est apparue concrètement à force d’écrire les noms des gens dans les carnets. Je « voyais » les échanges se faire. La monnaie redevient une force d’action, un moyen, un pouvoir, plutôt qu’un vaste système auquel je participe.

Si la pêche continuait à s’étendre, pourquoi ça ne ferait pas comme revenir au franc :
-parce que cela voudrait dire que tous les échanges en France répondent à des normes éthiques, ce qui n’était pas le cas avec le franc
– parce que le fait de partager une monnaie viendrait de la base, pas comme avec le franc, et serait synonyme de partager des valeurs.

En réalité, la pêche s’arrêterait à l’île de France mais alors à quoi bon ?

Comment consommer si je vais ailleurs ?
En échangeant ma pêche à 1 pour 1 contre une autre monnaie locale, à laquelle je fais confiance pour faire respecter les mêmes valeurs. En fait, les échanges sont remis à contrôle humain.

: même quand on paye, si on remonte la chaîne, ce que l’on achète c’est du temps. De ce fait, la pêche fait que l’argent redevient un moyen comme un autre de faire des échanges, de « gagner du temps » et non pas le seul moyen. Avec le système monétaire classique, j’ai l’impression que l’unité de base de tout, c’est l’euro ; avec les monnaies locales, la pêche est un moyen comme un autre de gagner du temps, de consommer, de payer, de rétribuer mais je peux aussi échanger un service contre un autre, un bien contre un autre. Dans ma vie aujourd’hui, ce qui m’importe, c’est de profiter au mieux du temps que j’ai.

En me renseignant sur les monnaies locales, grâce à l’association, à la réunion du bureau, à la conférence de Patrick Viveret et au numéro d’Alternative Economique, il m’apparaît de plus en plus clairement que l’économie n’est pas une science à laquelle je ne connaîtrais rien mais découle des idées, de principes et de convictions qui m’animent quand au monde dans lequel je veux vivre. J’ai l’impression d’ouvrir les yeux sur ce qui m’a toujours été transmis par le soft power capitaliste. Ainsi, j’ai davantage foi en mes idées et mes convictions pour changer le mode de vie et de consommation de l’humanité, je ne me sens plus renvoyée à la catégorie des rêveurs qui n’y connaissent rien. Je vois une porte de sortie.

Ce qui me pose question
Je ne gagne pas (encore ?) de pêche : est-ce que le but de la monnaie locale c’est que mes échanges se fassent en pêche, que donc je propose moi aussi des services / échanges en pêche, que je pourrai ainsi réinvestir, ou justement que j’épuise mes euros au fur et à mesure pour que j’en sorte le plus possible du système ?

Scopitone

Nous avons rencontré les responsables de Scopitone, spécialiste de l’enregistrement de voix off, aux Estivales de la permaculture.
Suite à une longue discussion, nous avons constaté que nous partagions les mêmes  valeurs d’écologie, de solidarité, de citoyenneté et d’éthique, alors Scopitone a décidé d’adhérer à la Pêche monnaie locale.

Jean-René, son fondateur, vous parle de Scopitone : "Scopitone est une société de production crée en 1991 spécialisée dans l’enregistrement de voix off. 
Nous produisons du son pour des projets interactifs destinés aux musées, des modules e-learning, des serious games, des expériences VR, des jeux vidéo, des programmes ludo-éducatifs, des documentaires et des reportages.
Les enregistrements, casting de voix, montages, mixages 5.1 et sound design peuvent être faits soit dans notre studio parisien soit dans celui de Romainville dont l’isolation phonique et l’acoustique ont été réalisées entièrement en matériaux écologiques."

Réunion le 1er octobre

La réunion de bureau de la Pêche aura lieu le 1er octobre à 19h30 à Alfortville, à la Cour Cyclette, au 27-29 Rue Marcelin Berthelot. Elle sera ouverte à tou.te.s et nous ferons le point sur les événements passés et à venir. N’hésitez pas à venir découvrir notre fonctionnement et nos projets.

La Cour Cyclette est un tiers-lieu doté d’un café-cantine associatif slow food . C’est une association d’échange, de promotion et d’expérimentation de la mobilité douce, de la réduction des déchets, de la démocratie locale et de la préservation de l’environnement.

Vous pouvez la joindre :
– par téléphone au : 07 78 64 30 48
– par mail contact@courcyclette.org

Un article du JDD : A Paris, les monnaies locales tracent leur sillon

La pêche est une monnaie locale qui sert déjà d'alternative à l'euro.La pêche, alternative à l’euro et au bitcoin, s’installe (timidement) à Paris quatre ans après son lancement en banlieue.

La pêche est une monnaie locale qui sert déjà d’alternative à l’euro.

La France est devenue au printemps le premier pays à voir sa capitale se doter d’une monnaie locale complémentaire (MLC). Depuis le 12 mai, la pêche, qui sert déjà d’alternative à l’euro à Montreuil (93) depuis quatre ans, a pris racine dans huit arrondissements parisiens*. Etape éminemment symbolique pour cette monnaie déjà présente dans les poches d’un millier de particuliers et ayant cours auprès d’une centaine de commerces, fleuristes, libraires, artisans, restaurants et food trucks, coopératives bio ou même opticiens de l’Est francilien…

FORMATION AU POTAGER NATUREL 27-28 OCTOBRE

Un jardin sans travail du sol, sans engrais et sans biocides.
Samedi 27 et dimanche 28 octobre 2018
Maison des murs à pêches
89 rue Pierre de Montreuil, 93100 Montreuil
De 9 h à 17 h, pause le midi sous forme d’auberge espagnole

Le but de cette 7ème formation est de rendre le jardinier amateur autonome dans sa conception d’un potager naturel et dans sa pratique… mais aussi de porter un regard nouveau sur notre rapport à la nature et à l’alimentation.
La formation s’adresse à un public amateur ou averti.

Nous souhaitons que cette formation soit accessible à tous, nous pratiquons donc le prix libre et conscient. La participation conseillée est de 60 pêches pour le week end, soit 30 pêches la journée (on peut se procurer des pêches le vendredi de 18h30 à 19h30 aux Nouveaux Robinsons, place de la République à Montreuil, auprès d’Annie).
Les personnes qui peuvent et souhaitent mettre plus sont les bienvenues et remerciées car elles encouragent le partage des connaissances.
Attention, le nombre de places est limité et il est impératif de suivre les deux jours de formation.
Réservations obligatoires auprès de christophe.humus@gmail.com
contact@lesensdelhumus.org
https://senshumus.wordpress.com/