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Pourquoi je garde la pêche, témoignage de Claire-Marie

Pourquoi je garde la pêche ?

pechesCe qui me freinait
Je voyais l’acte symbolique et pas concret. L’idée que la monnaie locale était un moyen de recréer du lien entre les gens me paraissait une action certes humainement très intéressante mais pas concrète en terme de transition économique et écologique, dans l’urgence actuelle. Je ne voyais pas non plus en quoi payer en pêche différait de consommer durable/équitable/éthique/local avec mes euros.

Ce que j’ai compris
La différence entre consommer de manière engagée avec mes euros et consommer avec la pêche, c’est que je sors des euros du système. Si j’ai bien compris, payer avec une pêche c’est doubler l’action, investir doublement de manière engagée : en donnant une pêche au commerçant et en ayant sorti un euro du système pour qu’il aille à la NEF.

En promouvant la pêche, je fais confiance aux gens qui l’ont créée pour avoir sélectionné un réseau qui contribue à la transition écologique. En quelque sorte, le travail de chercher à y contribuer a été fait pour moi.

Le lien social : en tenant le comptoir de change au festival de la permaculture, l’idée de la monnaie comme lien entre les gens m’est apparue concrètement à force d’écrire les noms des gens dans les carnets. Je « voyais » les échanges se faire. La monnaie redevient une force d’action, un moyen, un pouvoir, plutôt qu’un vaste système auquel je participe.

Si la pêche continuait à s’étendre, pourquoi ça ne ferait pas comme revenir au franc :
-parce que cela voudrait dire que tous les échanges en France répondent à des normes éthiques, ce qui n’était pas le cas avec le franc
– parce que le fait de partager une monnaie viendrait de la base, pas comme avec le franc, et serait synonyme de partager des valeurs.

En réalité, la pêche s’arrêterait à l’île de France mais alors à quoi bon ?

Comment consommer si je vais ailleurs ?
En échangeant ma pêche à 1 pour 1 contre une autre monnaie locale, à laquelle je fais confiance pour faire respecter les mêmes valeurs. En fait, les échanges sont remis à contrôle humain.

: même quand on paye, si on remonte la chaîne, ce que l’on achète c’est du temps. De ce fait, la pêche fait que l’argent redevient un moyen comme un autre de faire des échanges, de « gagner du temps » et non pas le seul moyen. Avec le système monétaire classique, j’ai l’impression que l’unité de base de tout, c’est l’euro ; avec les monnaies locales, la pêche est un moyen comme un autre de gagner du temps, de consommer, de payer, de rétribuer mais je peux aussi échanger un service contre un autre, un bien contre un autre. Dans ma vie aujourd’hui, ce qui m’importe, c’est de profiter au mieux du temps que j’ai.

En me renseignant sur les monnaies locales, grâce à l’association, à la réunion du bureau, à la conférence de Patrick Viveret et au numéro d’Alternative Economique, il m’apparaît de plus en plus clairement que l’économie n’est pas une science à laquelle je ne connaîtrais rien mais découle des idées, de principes et de convictions qui m’animent quand au monde dans lequel je veux vivre. J’ai l’impression d’ouvrir les yeux sur ce qui m’a toujours été transmis par le soft power capitaliste. Ainsi, j’ai davantage foi en mes idées et mes convictions pour changer le mode de vie et de consommation de l’humanité, je ne me sens plus renvoyée à la catégorie des rêveurs qui n’y connaissent rien. Je vois une porte de sortie.

Ce qui me pose question
Je ne gagne pas (encore ?) de pêche : est-ce que le but de la monnaie locale c’est que mes échanges se fassent en pêche, que donc je propose moi aussi des services / échanges en pêche, que je pourrai ainsi réinvestir, ou justement que j’épuise mes euros au fur et à mesure pour que j’en sorte le plus possible du système ?

Scopitone voix-off

Nous avons rencontré les responsables de Scopitone, spécialiste de l’enregistrement de voix off, aux Estivales de la permaculture.
Suite à une longue discussion, nous avons constaté que nous partagions les mêmes  valeurs d’écologie, de solidarité, de citoyenneté et d’éthique, alors Scopitone a décidé d’adhérer à la Pêche monnaie locale.

Jean-René, son fondateur, vous parle de Scopitone : "Scopitone est une société de production crée en 1991 spécialisée dans l’enregistrement de voix off. 
Nous produisons du son pour des projets interactifs destinés aux musées, des modules e-learning, des serious games, des expériences VR, des jeux vidéo, des programmes ludo-éducatifs, des documentaires et des reportages.
Les enregistrements, casting de voix, montages, mixages 5.1 et sound design peuvent être faits soit dans notre studio parisien soit dans celui de Romainville dont l’isolation phonique et l’acoustique ont été réalisées entièrement en matériaux écologiques."

Réunion le 1er octobre

La réunion de bureau de la Pêche aura lieu le 1er octobre à 19h30 à Alfortville, à la Cour Cyclette, au 27-29 Rue Marcelin Berthelot. Elle sera ouverte à tou.te.s et nous ferons le point sur les événements passés et à venir. N’hésitez pas à venir découvrir notre fonctionnement et nos projets.

La Cour Cyclette est un tiers-lieu doté d’un café-cantine associatif slow food . C’est une association d’échange, de promotion et d’expérimentation de la mobilité douce, de la réduction des déchets, de la démocratie locale et de la préservation de l’environnement.

Vous pouvez la joindre :
– par téléphone au : 07 78 64 30 48
– par mail contact@courcyclette.org

Un article du JDD : A Paris, les monnaies locales tracent leur sillon

La pêche est une monnaie locale qui sert déjà d'alternative à l'euro.La pêche, alternative à l’euro et au bitcoin, s’installe (timidement) à Paris quatre ans après son lancement en banlieue.

La pêche est une monnaie locale qui sert déjà d’alternative à l’euro.

La France est devenue au printemps le premier pays à voir sa capitale se doter d’une monnaie locale complémentaire (MLC). Depuis le 12 mai, la pêche, qui sert déjà d’alternative à l’euro à Montreuil (93) depuis quatre ans, a pris racine dans huit arrondissements parisiens*. Etape éminemment symbolique pour cette monnaie déjà présente dans les poches d’un millier de particuliers et ayant cours auprès d’une centaine de commerces, fleuristes, libraires, artisans, restaurants et food trucks, coopératives bio ou même opticiens de l’Est francilien…

FORMATION AU POTAGER NATUREL 27-28 OCTOBRE

Un jardin sans travail du sol, sans engrais et sans biocides.
Samedi 27 et dimanche 28 octobre 2018
Maison des murs à pêches
89 rue Pierre de Montreuil, 93100 Montreuil
De 9 h à 17 h, pause le midi sous forme d’auberge espagnole

Le but de cette 7ème formation est de rendre le jardinier amateur autonome dans sa conception d’un potager naturel et dans sa pratique… mais aussi de porter un regard nouveau sur notre rapport à la nature et à l’alimentation.
La formation s’adresse à un public amateur ou averti.

Nous souhaitons que cette formation soit accessible à tous, nous pratiquons donc le prix libre et conscient. La participation conseillée est de 60 pêches pour le week end, soit 30 pêches la journée (on peut se procurer des pêches le vendredi de 18h30 à 19h30 aux Nouveaux Robinsons, place de la République à Montreuil, auprès d’Annie).
Les personnes qui peuvent et souhaitent mettre plus sont les bienvenues et remerciées car elles encouragent le partage des connaissances.
Attention, le nombre de places est limité et il est impératif de suivre les deux jours de formation.
Réservations obligatoires auprès de christophe.humus@gmail.com
contact@lesensdelhumus.org
https://senshumus.wordpress.com/

Relaxation Sonore avec les bols chantants & « Do-In »

Mille montagnes, mille sentiers, les feuilles tombent,
la source chante. J’entends son écho.

Stage de relaxation et de Do-In, une pratique japonaise pour équilibrer le corps et l’esprit au rythme des saisons, pour entrer en résonance avec les vibrations sonores des bols tibétains.
Dimanche 21 octobre 2018. 10h30-13h30
Adultes et enfants
Atelier Coriandre : 83 bis, rue Gaston Lauriau – Montreuil
Participation 30P adhérent/35P non adhérents

Sur Réservation au 06 08 55 43 89

Pascale CAUSERETPratiques corporelles énergétiques Relaxologue –
https://www.energieshiatsudo-in.com/
Philippe DROUILLETBols sonores

le comptoir de la FABU tous les samedis après-midi sauf…

On se retrouve à nouveau au comptoir du cinéma Méliès tous les samedis à partir du 1er septembre de 16H30 à 18H30. Il sera transféré à la fête des associations de Montreuil le 29 septembre de 16 à 19h, halle du marché Croix de Chavaux, stand d’ATTAC, notre partenaire.

Venez nombreu.ses.x pour discuter, échanger vos euros en belles pêches, adhérer… Alors à samedi prochain !

La mondialisation réorientée

Bonjour,

Nous vous conseillons de lire le nouveau livre de Philippe Drisin, la mondialisation réorientée, qui après La Théorie des cercles et Une monnaie et des cercles montre combien  la mondialisation financière actuelle mène à l’impasse de nos sociétés, combien il faut la repenser au bénéfice d’échanges  utiles et bénéfiques au plus grand nombre.

Il recommande entre autres de revenir à un système de taux de change fixe avec l’utilisation d’une monnaie internationale comme le proposait déjà Keynes avec le Bancor à la conférence de Bretton Woods en juillet 1944. Il plaide pour une mondialisation au service de toutes les sociétés, qu’elles soient fortes ou fragiles. Son propos, très argumenté, illustré de nombreux exemples et de données précises, nous conforte aussi dans l’idée de développer les monnaies locales citoyennes comme un outil pour retrouver des échanges réels et humains.

Philippe Drisin, adhérent de la Pêche, à lire et à faire connaître..