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Réaliser une émission de radio? Rien de plus facile ! Conseils des services civiques de la Pêche…

Dans cet article destiné à tous, nous allons essayer de mettre en avant les points essentiels à la réalisation d’une bonne émission de radio ! Nous avons nous-même participé à plusieurs émissions radio, et nous souhaitions vous faire partager notre expérience en espérant vous donner l’envie et les moyens de vous lancer dans une petite aventure radiophonique!
Pour se faire, il faudra d’abord constituer une petite équipe soudée avec des envies différentes et un intérêt commun. Trouver un lieu calme ou vous pourrez vous réunir et commencer un travail de brainstorming. Le but étant de dégager vos idées et essayer de trouver un sujet principal, suivi de différents formats et enfin du ton de votre émission.  Nous parlerons du matériel dans un second temps.

Le sujet principal:
il doit être apparent dans la totalité de votre émission. Il sera le fil conducteur et vous ne devez pas vous en éloigner.
Exemple : mon sujet porte sur la monnaie locale, je vais donc intégrer dans mon émission plusieurs articles et des personnes toujours en lien avec le sujet.

Les formats :
ils doivent être variés et correspondre au sujet. Il existe beaucoup de formats différents : interview, chroniques, débats, micro-trottoir…..
Exemple : faire une interview (informations formelles) pour présenter des infos sur un nouveau bureau au sein de la pêche.

Le ton :
il peut être humoristique, informel, formel, caricatural, etc… Il peut varier au cours de l’émission et détermine son ambiance.  Il peut être intéressant d’utiliser un ton à contre pied  du sujet afin de créer un effet comique.
Exemple : la monnaie locale est arrivée à Paris le 12 mai, je vais jouer le rôle d’un pro-euro triste de se rendre compte de l’avantage que fournit cette monnaie.

Le matériel :
Il faut bien évidemment un ou plusieurs micros, l’astuce  est de trouver un lieu extrêmement calme afin de pouvoir s’enregistrer avec des smartphones qui possèdent un micro correct mais qui encore une fois doivent être utilisés dans un lieu silencieux.

Un logiciel de montage sonore, il en existe une multitude. Beaucoup sont gratuits et nécessitent différents degrés de maîtrises. Je conseille Audacity pour les néophytes et Fruity loops studio pour ceux qui maîtrisent déjà les logiciels de montage sonore et qui souhaitent rajouter des effets. Ils sont tout deux disponibles gratuitement sur 01.NET, site assurément fiable.

« Les p’tites astuces  » :  enregistrez vous assis, les pieds parallèles et bien collés au sol, le buste relevé pour éviter d’écraser votre larynx et ainsi ne pas étouffer votre voix.
Il est également important de toujours sourire car cela s’entend énormément.
Une petite technique consiste à mettre un crayon entre ses dents et essayer de se faire comprendre de tous afin d’apprendre à bien articuler.
Pour les plus perfectionnistes, lorsque vous parlez dans votre micro, il est préférable de très légèrement « tourner autour ». Il faut parler en baladant votre bouche de gauche à droite autour du micro. Cette technique permet à ceux qui vous écoutent au travers de leur enceinte d’entendre votre voix se balader à l’intérieur de la pièce pour ainsi remplir l’espace sonore et focaliser l’attention des auditeurs sur votre voix.

Nous espérons que ce petit article rédigé en commun par les services civiques vous aura plu et donnera naissance à de superbes émissions que nous relaierons avec plaisir !!!

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’infos, de conseils, voir même pour un rendez-vous dans le cadre de la monnaie locale.

Gardez la pêche!

à très vite !

La Pêche VS le Bitcoin

Lors de discussions autour des monnaies locales, les comparaisons, récurrentes, avec les cryptomonnaies, suscitent des réticences. Mais quels sont les véritables points communs et différences de ces deux révolutions du système financier du XXIe siècle ? Voici un comparatif entre la Pêche, qui est la seule monnaie locale complémentaire et citoyenne d’Ile-de-France, et le Bitcoin, la cryptomonnaie la plus utilisée dans le monde.

Leur origine

La Pêche est une monnaie créée en 2014 à la suite du mouvement Montreuil en transition qui s’est agrégé à celui des Villes en transition, lancé par Rob Hopkins, en Grande-Bretagne en 2006. “Il s’agit d’inciter les citoyens d’un territoire à prendre conscience, d’une part, des profondes conséquences que vont avoir sur nos vies la convergence du pic du pétrole et du changement du climat et, d’autre part, de la nécessité de s’y préparer concrètement. » En d’autres termes, les monnaies locales complémentaires et citoyennes (MLCC) sont des outils de la transition écologique et économique.

Le Bitcoin, quant à lui, est une cryptomonnaie, c’est-à-dire une monnaie numérique, créée par Satoshi Nakamoto en 2009 et diffusée initialement sur le site Fondation P2P. La Fondation P2P, sigle qui signifie en anglais Person to Person, est un réseau mondial à but non lucratif consacré à la recherche de dynamiques citoyennes de « personne à personne ». Le système fonctionne de manière décentralisée, sans administrateur unique ni autorité centrale. Le Bitcoin est donc un moyen de paiement, indépendant du système bancaire actuel, et géré par ses utilisateurs.

Leur territoire

La Pêche est, comme son statut l’indique, une monnaie locale. Son réseau se doit donc de rester limité. Née à Montreuil, la Pêche s’étend peu à peu dans les différentes communes de l’Est Parisien et a été lancée dans la capitale le 12 Mai 2018. Sa limite territoriale est l’Ile-De-France.

Le Bitcoin voit son utilisation se démultiplier sur la planète et vise à inclure n’importe qui n’importe où ayant les moyens technologiques et financiers d’y recourir. Cependant, cinq pays dans le monde l’ont interdit.

Leur forme

La Pêche est une monnaie tangible qui reprend la forme des billets de notre monnaie nationale, avec un graphisme simplifié représentant des lieux franciliens. Il existe 6 différents billets : 1 de 1 Pêche, 1 de 2, 1 de 5, 1 de 10, 1 de 20 et 1 de 50 Pêches. La conversion est simple 1 Pêche = 1 Euro. Son utilisation est reconnue par l’État depuis la loi Hamon de 2014 sur l’économie sociale et solidaire. Sa circulation s’effectue dans un territoire limité, grâce à des citoyens qui décident de l’utiliser et à des commerçants qui la reçoivent comme moyen de payement.

Le Bitcoin appartient au groupe des cryptomonnaies. Celles-ci n’ont pas de cours légal et leur valeur connaît des hausses et des baisses spectaculaires. Elles sont donc très volatiles. Elles sont utilisées sur un réseau informatique sur lequel s’émettent et se règlent des transactions. Celui du Bitcoin est connu sous le nom de Blockchain. Le Bitcoin a cependant une quantité limitée ne pouvant dépasser 21 millions de Bitcoin.

Leur but

La Pêche retourne aux fondamentaux : l’argent a été conçu comme un outil pour favoriser les échanges entre les êtres humains. Elle boycotte radicalement la dérive spéculative des banques qui finit par aboutir à une accumulation de capitaux inertes dissimulés dans des paradis fiscaux. Elle utilise la NEF (Nouvelle Économie Fraternelle), une coopérative de finances solidaires. Elle redémocratise l’économie, encourage la consommation réfléchie, crée du lien social entre les citoyens d’un même territoire, recentre l’économie en réduisant son empreinte écologique, etc…

Le Bitcoin est un outil de transactions mondial qui s’affranchit des autorités bancaires. Le nombre de bitcoins étant limité, toute forte hausse de la demande se traduit par une forte appréciation de sa valeur, ce qui encourage les investissements à but spéculatif. Les autorités des marchés financiers rappellent régulièrement que le bitcoin est un investissement risqué et mettent en garde les particuliers.

L’intérêt écologique

La Pêche permet de réduire l’empreinte écologique d’une communauté. Outre le fait que les billets sont en papier recyclé, elle encourage la consommation vertueuse de ses utilisateurs. Les circuits courts (moins de pollution émise par les transports), et les produits sains (moins de produits chimiques utilisés lors de leur production) sont mis en avant par la monnaie qui choisit comme relais des prestataires qui partagent ses valeurs.

Le Bitcoin est lui bien loin d’être écolo. Sa blockchain qui retrace toutes les transactions à l’échelle mondiale est gérée par des milliers d’ordinateurs énergivores. En effet, une seule transaction avec le Bitcoin suscite selon les données entre 100 et 215 de KWh, soit l’équivalent d’une ampoule allumée pendant trois mois minimum. En comparaison, le même paiement effectué à l’aide d’une carte de crédit consomme 500 fois moins d’électricité.

L’intérêt social

La Pêche vise à toucher l’ensemble d’une communauté. La Pêche essaie donc d’inclure dans son réseau toutes sortes de commerçants locaux. D’autre part, afin d’encourager l’insertion sociale, la Pêche met à disposition des Pêches solidaires. Ces enveloppes de 5 Pêches sont disponibles gratuitement (sans échange de 5 euros) pour les personnes dans le besoin. D’autre part, des événements sont régulièrement programmés afin de créer du lien social entre les gens de la communauté.

Le Bitcoin crée très peu de lien social puisque le flux des données s’effectue d’ordinateurs à ordinateurs et ne nécessite aucun contact humain. Il exclue une grande partie de la population qui n’a pas accès à la technologie et à internet, et ne vise aucunement à inclure les plus démunis dans son système.

La Pêche et le Bitcoin n’ont donc pas grand chose en commun si ce n’est qu’ils boycottent tous les deux les systèmes bancaires traditionnels, mais leurs valeurs s’opposent entièrement !

Aujourd’hui 12 mai, la pêche débarque à Paris !

Quelques commerces précurseurs avaient déjà osé se lancer dans cette aventure citoyenne, éthique, écologique et solidaire mais cette fois ci, c’est parti, une équipe dynamique a décidé de lancer la pêche à Paris, pour notre plus grande joie.
Nous l’avions décidé en assemblée générale, c’était un rêve et c’est devenu une réalité !

http://www.leparisien.fr/paris-75/a-partir-de-ce-samedi-les-parisiens-auront-la-peche-11-05-2018-7711071.php

La Pêche se développe à Paris avec un financement participatif

Nos amis de Paris ont décidé  d’accueillir notre belle Pêche plutôt que d’inventer une nouvelle monnaie citoyenne. Nous avons travaillé ensemble pour préparer le lancement qui aura lieu le 12 mai prochain.
Pour les aider dans cette démarche, vous pouvez contribuer à leur financement participatif ; cela les aidera entre autres à créer un emploi pour un développement plus efficace et plus durable.
Voir : https://www.kisskissbankbank.com/lancons-une-monnaie-locale-a-paris

« Mon projet pour la Planète », votez pêchu.e

Début 2018, le Ministère de la Transition Écologique a lancé l’appel citoyen « Mon Projet pour la Planète » sur trois thématiques : Énergie, Économie Circulaire et Biodiversité.
Parmi 1.174 projets déposés au niveau national, 419 ont été retenus et le Mouvement Sol figure parmi les 10 coups de cœur du jury « Économie Circulaire ». C’est une super nouvelle !
Le projet proposé vise à expérimenter un outil de paiement numérique pour monnaies locales sur 7 territoires expérimentaux (Montreuil, Lyon, Montauban, Toulouse, Grenoble, Strasbourg et Chambéry) en le rendant facilement duplicable et personnalisable. Dans un second temps, d’autres monnaies locales souhaitant se numériser pourront également intégrer cette dynamique collective.
Nous rentrons à présent dans une phase de vote public pour que le projet soit financé (40.000 € demandés sur un budget total de 100.000 €).
Accepteriez-vous de nous donner un petit coup de pouce en votant pour cette initiative à ici ?
Le vote est très rapide (nom, prénom, e-mail), donc n’hésitez pas à transmette le lien à vos amis, collègues et proches intéressés par cette thématique, cela nous sera très utile !

Un atelier de relaxation sonore du printemps dimanche 3 juin 14h30-17h30

Stage de relaxation et de Do-In, une pratique japonaise pour équilibrer le corps et l’esprit au rythme des saisons, entrer en résonance avec les vibrations sonores des bols tibétains..Avec Pascale CAUSERET, spécialiste shiatsu et sophrologue, et Philippe DRUILLET, musiciens de bols chantants.
Atelier Coriandre Montreuil, tarif 35 pêches pour les adhérents, 40€P pour les non-adhérents,  70P pour 2.
Réservation indispensable : 06 08 55 43 89
Pascale CAUSERET- enseignante pratiques corporelles énergétiques
Yves Druillet aux bols chantants

La pêche arrive à Alfortville… Le Parisien en parle !

Article du Parisien, le 1er mars :
Les Pêchus arrivent à Alfortville. Vous les reconnaîtrez facilement. A la caisse, pour payer leurs courses, ou leur repas, ils ne sortent pas des euros, mais des pêches.
A la cantine de la Cour Cyclette, à Alfortville, les clients peuvent payer en pêche.
LP/Agnès Vives
Cette monnaie locale est née à Montreuil (Seine-Saint-Denis) en 2004 et essaime petit à petit en Ile-de-France. Paris s’y prépare et le mouvement Alternatiba à Alfortville rêve de faire de même. tion et les paradis fiscaux ».Ce jeudi*, une réunion autour d’un « apéro jeu de rôles » est organisée à la Cour Cyclette, pour présenter le concept de monnaie locale, destinée à « encourager l’économie réelle et locale », …
Lire la suite….

Consultation des adhérent.e.s pour préparer l’AG du 24 mars

Notre assemblée générale aura lieu le 24 mars matin, de 9h30 à 13h, au 59 rue de la Solidarité à Montreuil. 

Pour préparer cette assemblée générale, nous sommes en train de consulter les adhérent.e.s sur deux points pour éclairer les propositions qui seront faites à l’AG du 24 mars.

Après quatre ans de circulation de la Pêche monnaie locale, plusieurs associations d’Ile-France souhaitent se joindre à nous pour diffuser plus largement cette monnaie éthique et solidaire francilienne. Nous en sommes ravi.e.s car il est difficile pour une seule association de couvrir un territoire aussi large que l’Ile-de-France. C’est donc avec joie que nous vous proposons, comme convenu à la dernière AG de novembre 2017, de participer à la création d’une fédération francilienne d’associations pour diffuser la Pêche monnaie locale.

Nous leur demandions  :

Souhaitez-vous que notre association crée et adhère à la fédération francilienne d’associations qui feront toutes circuler la Pêche monnaie locale ?

Les utilisateurs.trices devraient alors bien sûr pouvoir dépenser leurs Pêches indifféremment ici ou là, ce qui nécessitera des modes de fonctionnement très proches. D’autre part, certaines décisions devront alors être prises par la fédération : créer des nouveaux coupons-billets, changer le taux de reconversion pour les entreprises ou définir la part de reversement des adhésions locales à la fédération pour créer un emploi, des outils de communication… afin de mutualiser nos forces. Nos associations ont étroitement coopéré ces derniers mois pour élaborer le fonctionnement de cette fédération, définir les niveaux d’autonomie et les décisions devant obligatoirement être prises en commun, celles qui impactent tout le monde. 

Souhaitez-vous changer le mécanisme des 3 % pour permettre à certaines associations de la fédération de pratiquer l’abondement (*)  ?
Aujourd’hui, quand vous convertissez des euros en belles Pêches, 97 % sont déposés sur le fonds de garantie à la NEF et les 3 % restants sont utilisé
s pour soutenir une association ou pour offrir des Pêches solidaires, selon votre choix.

La proposition est de passer à un système où quand vous convertissez des euros en superbes Pêches, 100% sont déposés sur le fonds de garantie, et 3% sont créés en plus. 

Dans les deux cas, les entreprises ont un taux de reconversion de 3% si elles souhaitent récupérer des euros, ce qui compense les 3% prélevés et permet que le fonds de garantie corresponde toujours à la totalité de ce qui devrait être remboursé si tout le monde reconvertissait en même temps. 

L’usage des 3% (dons aux associations, pêches solidaires, bonus* à la conversion, mix ou autre), serait ensuite décidé au sein de chaque association membre de la fédération).
(*) L’abondement consiste pour les adhérent.e.s particuliers à obtenir 103 Pêches pour 100 €.
Les centimes de Pêches n’existant pas, ils alimenteraient le système des Pêches solidaires


Vous pouvez télécharger l’argumentaire réalisé par le groupe de travail Pêche-MoPPa.

Edit 6/3/20118
Tous les adhérents ayant répondu sont pour l’adhésion à une fédération.
Deux tiers sont pour le changement de mécanisme.

Nous préparons donc des propositions dans ce sens.

Des interviews de plus en plus nombreuses !

En effet, nous ne  vous informons pas de toutes nos interviews mais, force est de constater qu’aujourd’hui l’augmentation des demandes d’informations sur notre monnaie locale citoyenne nous invite à vous en toucher un mot…
On observe ici Anouk, service civique pêchue qui répond aux questions d’étudiants en sciences politiques de Paris.
Comme vous le savez sans doute, cette nouvelle année est pleine de promesses pour la monnaie locale d’île-de-France. Entre nouvelles collaborations et projets visant à promouvoir la pêche, nous tenions à vous faire part de notre optimisme et de notre détermination !
Si vous souhaitez réaliser une émission, une interview, ou tout simplement vous informer davantage sur notre aventure vertueuse, contactez nous sans hésitez sur internet :
Le bureau de l’association : bienvenue@PecheMonnaieLocale.fr
Le téléphone : 07 85 53 52 20
Les services civiques : louan@PecheMonnaieLocale.fr

A très bientôt !