données locales, pas dans le cloud

Ce site de la Pêche, monnaie locale est hébergé par Ouvaton, ce n’est pas par hasard, ce n’est pas par économie ou copinage. il s’agit d’une coopérative d’hébergeurs-hébergés.

Pourquoi ne pas utiliser des hébergements ‘gratuits’ tels ceux des fournisseurs d’accès ou des géants de l’Internet ?

La réponse c’est la volonté de réduire, là où on peut, l’emprise de la mondialisation, de la concentration des informations, en particulier les information personnelles.

Pourquoi les adresses Gmail (ce n’est qu’un exemple) sont-elles gratuites ? Fournir des boites aux lettres électroniques à des millions de personnes dans le monde représente un coût énorme, comment le financer et que vend Google ?

Pour moi l’adresse  que vous nous donnez pour recevoir notre fil d’info doit rester cachée des moteurs de recherche, ils n’ont pas à savoir si vous avez ouvert notre newsletter !

Ils n’ont pas à savoir si vous êtes adhérent, si vous faites des conversion d’euros en Pêches.

On nous a gentillement proposé de nous simplifier la tâche avec des outils ‘cloud’ … certes gratuits et dotés d’une politique de respect de la vie privée. Mais ils ne sont pas soumis au droit français, ils peuvent être piratés (sont plus intéressants que nous) peuvent être vendus ou bien réviser leur politique pour des questions de rentabilité, ça c’est vu. Si nos données sont dans le ‘cloud’ sur les serveurs d’une boite, qui me dit qu’elles ne seront pas copiées,  vendues,  ou utilisées pour nous ‘connaitre’ et nous ‘vendre ce dont on a besoin’.

Je vous invite à lire des articles sur la sécurité dans le ‘cloud’, certains trouvent ça normal, d’autres pas et c’est pour ceux là que nous faisons attention : notre hébergement, les outils que nous utilisons (wordpress, mailpoet et sympa) ne fournissent pas de données aux géants de l’Internet, en passe de tout savoir de votre vie électronique.

Un article sur les risques que fait prendre le ‘cloud’ dans les Echos.

Le local face au global, mondialisé, la coopérative française face aux géant du Web ?

Une autre possibilité c’est d’héberger soi même. C’est parfaitement possible si on est relié à la fibre optique (ce n’est pas mon cas malheureusement), car alors on peut installer un mini-serveur web et sa base de données (de bonne taille du coup) des solutions libres le permettent à partir d’un vieux PC, des boitiers ‘disques-réseau’ le font aussi.

C’est un petit geste, comme de ne pas jeter de bouteilles en verre dans les ordures…

 

Marc, pour la Pêche

 

NB j’ai écrit une page sur mon site perso à ce propos

Une réflexion au sujet de « données locales, pas dans le cloud »

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