Tous les articles par Brigitte Abel

AG de la pêche monnaie locale le 12 mars

La prochaine assemblée générale de la Pêche monnaie locale aura lieu

le 12 mars à partir de 14h au MAC VAC 20 rue Edouard Pailleron Paris 19e

Bloquez votre après-midi. Nous devons prendre des décisions stratégiques pour l’avenir de la pêche, composante importante de l’écosystème ESS en Ile-de-France.

Nous construisons un sondage à vous soumettre pour bien préparer cette AG et savoir ce que vous souhaitez pour l’avenir de la pêche monnaie locale.

Nous vous donnerons bientôt l’ordre du jour.

Laissons les collectivités innover avec les monnaies locales !

Crédits : Jitalia17

« Des solutions permettant d’accélérer radicalement la transition » : c’est ce que recherche le gouvernement, a indiqué la Première ministre Élisabeth Borne au sortir du séminaire gouvernemental de rentrée. Son équipe, a-t-elle souligné, est « à l’image du dépassement voulu par le Président de la République : déterminée à sortir des sentiers battus et des solutions toutes faites, pour être utile aux Français. » Chiche ?

Les monnaies locales sont de nouveaux outils de l’Économie sociale et solidaire (ESS). Ancrées sur les territoires, elles relocalisent concrètement les échanges et développent les circuits courts de proximité. Ces moyens de paiement, strictement garantis par un montant équivalent d’euros mis en réserve, sont utilisables uniquement sur un territoire donné, et c’est ainsi qu’elles renforcent les échanges entre acteurs locaux : consommateurs, commerces de proximité, TPE et PME locales, associations, paysans, etc.

Une efficacité démontrée

L’efficacité des monnaies locales a été démontrée par la récente étude d’utilité sociale « Monnaies locales, monnaies d’intérêt général » publiée en 2021 par le Mouvement SOL, la fédération française des monnaies locales, et elles font donc partie aujourd’hui des solutions concrètes dont se saisissent les Français pour agir, au quotidien, en faveur de la transition et de l’emploi local. On dénombre ainsi près de 80 monnaies locales dans l’Hexagone, et parmi elles la plus importante d’Europe, l’Eusko, qui affiche plus de trois millions d’eusko en circulation.

Des dizaines de mairies, communautés de communes, métropoles, départements, régions, soutiennent ces monnaies conçues comme des communs, gérées démocratiquement et sans but lucratif, et adhèrent à ces circuits d’échanges locaux dont elles ont saisi tout le potentiel. Mais elles sont entravées dans cette dynamique par un cadre légal et réglementaire trop contraignant qui n’a plus lieu d’être à l’heure où il faut « sortir des sentiers battus » pour agir.

Ces collectivités territoriales souhaitent en effet utiliser ces monnaies locales en paiement des dépenses publiques car les chercheurs impliqués dans l’étude du Mouvement SOL ont démontré qu’un paiement en monnaie locale génère a minima 25 % de revenus supplémentaires pour le territoire qu’un paiement en euros ! Autant d’argent qui va bénéficier aux commerces de proximité et entreprises du territoire, donc à l’emploi local, au pouvoir d’achat, à la consolidation des filières locales, et à la sauvegarde des cœurs de ville. Ceci tout en favorisant la transition écologique, puisque ce sont des circuits courts locaux qui se développent.

Que fait l’État ?

Les monnaies locales ont été reconnues par la loi sur l’Économie sociale et solidaire du 31 juillet 2014, à la demande du gouvernement, qui les a fait inscrire au Code monétaire et financier. Il en a donc fait des moyens de paiement utilisables par toutes les collectivités territoriales. Une première en Europe, la France montrant encore une fois son sens de l’innovation dans le domaine de l’ESS. Mais pourquoi l’État s’est-il arrêté en si bon chemin ?

En effet, huit ans après, les paiements en monnaies locales par les collectivités adhérentes restent relativement faibles. Certes, la Ville de Bayonne a mis en place un dispositif (repris par d’autres collectivités comme le Grand Angoulême ou encore les villes de Nantes, Lyon, etc.) permettant que ses créanciers soient réglés pour partie, s’ils le souhaitent, en monnaie locale, mais avec une telle lourdeur organisationnelle, y compris pour le Trésor localement, que nulle part en France les paiements en monnaie locale par les collectivités ne se développent significativement.

La solution serait simple : il suffirait d’autoriser les collectivités, sous le contrôle du Trésor public, à ouvrir des comptes sécurisés en monnaie locale, manipulés uniquement par le Trésor, et pouvant servir tant pour les encaissements (piscine municipale, cantine scolaire…) que pour les paiements (salaires des agents, factures des entreprises, subventions aux associations…). Mais pour des raisons techniques et réglementaires que l’urgence climatique et sociale nous imposent de requestionner, c’est aujourd’hui impossible.

Quel levier extraordinaire représenterait pourtant la possibilité pour les collectivités d’injecter sur le territoire des millions d’euros en monnaie locale qui iraient exclusivement irriguer l’économie locale et développer les circuits courts ! On pourrait ainsi expérimenter dans un premier temps l’usage des monnaies locales dans des politiques locales favorisant l’accessibilité alimentaire, ou encore expérimenter un coup de pouce au RSA versé en monnaie locale. Cela assurerait que cet argent public profite à coup sûr aux entreprises du territoire, cela accroîtrait les rentrées fiscales locales, et bénéficierait au pouvoir d’achat car une économie locale plus forte est par nature plus créatrice d’emplois et généreuse en salaires.

Le Mouvement SOL a travaillé avec des juristes pour formuler des propositions d’évolutions juridiques permettant de lever ces freins à l’usage des monnaies locales par les collectivités. Nous souhaitons que l’État écoute et prenne toute sa part sur ce sujet aux côtés des territoires et de la société civile, pour apporter de nouvelles solutions concrètes et efficaces aux défis climatiques, économiques et sociaux de notre époque !

Il est donc indispensable que le gouvernement intègre à sa feuille de route l’ouverture d’un dialogue avec les monnaies locales et les collectivités engagées pour soutenir leur développement et leur usage par les collectivités territoriales. Ne serait-ce pas une initiative à intégrer dans son grand projet de planification écologique, pour que la transition écologique soit aussi sociale et solidaire, participative et ancrée dans les territoires ?

AG de la pêche le 4 décembre 2022, créativité et festivités

L’Assemblée Générale de la Pêche monnaie locale aura lieu cette année le 4 décembre à 14h30 (la date a changé). Ce sera une AG créative et festive avec des ateliers animés pour décider ensemble du plan d’action 2023.

Réservez votre après-midi, venez nombreuses et nombreux avec toutes vos bonnes idées !

Retrouvons nous à 14h30 le 4 décembre à la Maison du Combattant, de la Vie Associative et Citoyenne (MACVAC) 20 rue Edouard Pailleron, Paris 19°
Métro Bolivar, Jaurès, Colonel Fabien
Ordre du jour
  • Bilan financier et bilan moral 2022
  • Fusion Monnaie locale la Pêche et MOPPA (une monnaie pour Paris : la Pêche)
  • Projet pour 2023

Précarité étudiante

Programme d’urgence. Inflation. Face à une précarité grandissante, comment les étudiants vont-ils passer l’hiver ? (article de Révolution permanente)

Avec la hausse des prix de l’énergie et des produits de première nécessité, les étudiants sont particulièrement touchés par la crise économique. Alors que le gouvernement cherche à normaliser une situation de précarité massive, de quel programme avons-nous besoin pour passer l’hiver ?

La suite : https://www.revolutionpermanente.fr/Inflation-Face-a-une-precarite-grandissante-comment-les-etudiants-vont-ils-passer-l-hiver?amp=1

Venez écrire avec la Pêche monnaie locale et l’associaion Revenu de Base Montreuil un projet de loi  pour résoudre ce  problème au débacteur du 10 novembre à 19h à Montreuil, 50 avenue de la Résistance

Lisez aussi : https://youtu.be/zaFycq1A0a8

Campagne de cotisation annuelle

fucVous avez adhéré à la Pêche il y a un an ou plus. L’adhésion est  annuelle et votre cotisation sert à payer les indemnités de nos services civiques et les frais de communication de La Pêche (dépliants, téléphone… ) .

Vous pouvez adhérer sur helloasso : https://www.helloasso.com/associations/peche-monnaie-locale/adhesions/campagne-de-readhesion
Ou dans un de nos comptoirs d’échange (voir liste dans le bandeau de droite du site).

Merci d’avance de votre fidélité à la pêche, monnaie locale solidaire, écologique, éthique et démocratique.

La permaculture économique

Les Estivales de la permaculture, encore une belle réussite cette année !
Malgré la pluie du samedi, des stands magnifiques étaient présents (forge, four à pain, atelier de fabrication de couvercles en tissu pour remplacer le plastique, repas végétarien excellents au bar… mais aussi yoga, Thaï-shi, massages sonores… Et  magnifiques conférences sur la biodiversité, le changement climatique…).
La pêche, la permaculuture économique, était là, à l’entrée, pour accueillir en tant que monnaie locale citoyenne de la fête, faire du change et donner encore plus de sens aux Estivales.
Un beau souvenir, à renouveler chaque année !

Venez sur le stand de la pêche aux Estivales de la permaculture 2022

Venez sur le stand de la Pêche monnaie locale citoyenne le samedi 10 septembre aux Estivales de la Permaculture, événement régional et festif de grande ampleur sur la prairie des Murs à Pêches à Montreuil.

Attention, le stand de la pêche monnaie locale ne sera ouvert que le samedi, profitez-en…

Le thème de cette nouvelle édition sera « Urgence Décroissance : thème Brulant » et vous pourrez profiter les trois jours des conférences et ateliers, de  concerts, land art, lectures, débats, découvertes culinaires…  

Informations pratiques sur les Estivales :
– Quand : Les 9, 10, 11 septembre 2022 de 10h jusqu’en soirée
– Où :  Prairie des Murs à Pêches : 61 rue Pierre de Montreuil, Montreuil 93100
– Participation à prix libre et conscient