AG de la Pêche monnaie locale citoyenne le samedi 20 Juin, de 14h00 à 16h00

Cher-e-s Adhérent-e-s
L’Assemblée Générale ordinaire de la Pêche Monnaie Locale aura lieu le samedi 20 Juin de 14h00 à 16h00. Merci de noter déjà la date dans vos agendas, nous comptons sur vous.
Si vous souhaitez intégrer le futur bureau de la Pêche Monnaie Locale, nous vous invitons à nous contacter afin que nous puissions vous associer à la préparation de cette AG.
Vous trouverez ci-après l’ordre du jour de notre AG :

# Introduction – 14h00-14h15 – Accueil et explications sur l’AG à distance

# Bilan 2019 – 14h15-14h45 :

  • Présentation du bilan moral 2019, et vote
  • Présentation du bilan financier 2019, vote du quitus financier

# Feuille de route 2020-2021 – 14h45-15h25

  • Présentation et vote du budget prévisionnel 2020 et 2021
  • Organisation future du réseau et de la Pêche (résultat du sondage) :  les résultats : mettre l’accent sur ce que ça souligne et les perspectives
  • Sollicitation des adhérents sur le projet (ESUS) numérisation de la Pêche
  • Opportunité de modification des statuts (changement de domiciliation notamment)
  • Autorisation pour l’ouverture d’un compte à Alfortville, pour les opérations bancaires courantes (prestations complémentaires non proposées par le crédit coopératif)

# Renouvellement des représentant·e·s : 15h25-15h45

  • Élection du Bureau 2020 de la Pêche Monnaie Locale
  • Élection des membres de MoPPa au Bureau de la Fédération REVES

# Conclusion – 15h45-16h00

Portez vous bien et à très bientôt!

 

QUESTIONNAIRE sur l’avenir de la Pêche, la monnaie francilienne!

Bonjour ami·e·s pêchu·e·s ! 

Après de nombreux échanges et mûre réflexion, nous vous partageons aujourd’hui une douzaine de question portant sur l’avenir de la Pêche et des associations qui la portent : comment nous gérons la monnaie, développons le réseau, communiquons, prenons des décisions et échangeons avec nos partenaires et les institutions ; est-ce que nous devrions mettre en commun nos outils de gestion ou de communication ; devrait-on fusionner, départementaliser, mutualiser ou en rester là… voulez-vous d’un site commun, et si oui, comment ?
Comme vous le savez, nous mettons en commun nos forces depuis 2018, et un certain nombre de défis et de chantiers nécessitent un changement d’échelle, une remise à plat, une réinvention ou au moins une évolution de nos manière de faire. Avec le développement de la Pêche sur de nouveaux territoires dans les prochains mois, et les avancées sur la monnaie électronique, il est temps d’agir.
 
La crise sanitaire nous contraint à des AG réduites et à distance pour le moment, mais nous organiserons probablement des AG extraordinaires à l’Automne pour vous retrouver et pour mettre en place les propositions émanant des vos réponses. 
 
Pour en savoir plus et contribuer à la réflexion et décision quant à la manière dont vous voulez voir la Pêche fonctionner à l’avenir, merci de prendre quelques (5 à 10) minutes pour lire et répondre au questionnaire : 
 
 
Merci pour vos retours et à très vite!

Avancement du projet de numérisation de la Pêche : consultation des utilisateurs

AVANCEMENT du PROJET ESUS (divinité gauloise) au 30 mai 2020

Une petite équipe de bénévoles * s’est lancée, dès janvier 2020, dans un projet de numérisation de la pêche, impliquant « La Pêche, monnaie locale » et « Une Monnaie pour paris : la Pêche » au sein de la fédération REVES (Réseau pour une Économie Volontaire, Éthique et Solidaire) Île-de-France ; nous travaillons en bonne intelligence avec le mouvement SOL, même si, a priori, nous ne reprendrons pas un système existant ailleurs.

Le projet en est à un tournant où, les orientations techniques (architectures, fonctions possibles) étant quasiment définies, nous allons aborder les questions que vous vous posez en tant qu’utilisateurs de la Pêche !

 

Nous allons avoir besoin de vous pour définir quelle monnaie numérique s’ajoutera aux billets papier qui, bien sûr, perdureront. Deux temps :

  • Une première enquête sera bientôt diffusée pour identifier les tendances et préparer les travaux en atelier
  • Dès que possible des ateliers seront organisés pour lesquels nous aurons besoin de volontaires dont le profil (l’approche vis-à-vis des paiements numériques) soit représentatif des adhérents ; nous aurons besoin de réfractaires et de fans, de geeks et de traditionnels, de particuliers et de professionnels…

On abordera les sujets tel qu’adhérer, créer un compte, changer, payer, recevoir des Pêches, éviter les fraudes etc…

Avec tous ces éléments définissant, on l’espère, les besoins au plus près de vos souhaits, le plus dur restera à faire : développer, déployer et surtout gérer.

Et là, nous aurons très certainement besoin de volontaires, mais qui sachent coder des programmes, tester, reprendre des données etc… Mais c’est une nouvelle histoire que l’on écrira en septembre.

*Alicia, Dayan, Erwan, Eva, Jean-Claude, Lucas.

Déconfinement et reprise très progressive des activités sur le terrain

Bonjour à toutes et à tous,

En ce début de « déconfinement » je souhaite aller à la rencontre des adhérents, associations, commerçants, et prestataires de service de la Pêche (bien entendu  dans le respect des gestes barrières). Je vais donc prendre contact avec certains d’entre-vous dans les semaines à venir, mais n’hésitez pas à me contacter par courriel : marie-emilie@pechemonnaielocale.fr

Nous allons vous tenir au courant  de la réouverture progressive de nos comptoirs. D’ici là, vous pouvez réadhérer à La Pêche Monnaie Locale via HelloAsso : Pêche monnaie Locale | HelloAsso

A très vite
Marie-Emilie (service civique de  La Pêche, monnaie locale)

Pour relancer l’économie, choisissons les monnaies locales

Reporterrre, le quotidien de l’écologie
28 avril 2020 / Simon-Pierre Sengayrac

 

 

 

Simon-Pierre Sengayrac

La crise que nous traversons a rappelé d’une manière violente et douloureuse à ceux qui l’avaient oublié que la mondialisation contient des risques : risque sanitaire, car les maladies circulent plus facilement dans un monde où tout se déplace (personnes et marchandises notamment), risque alimentaire puisque l’interdépendance agricole s’est traduite par des rayons vides dans nos supermarchés après la fermeture des frontières, risque économique, de manière générale, puisque la rupture des chaînes de production dans un pays révèle notre dépendance aux importations.

L’idée de relocaliser une partie de la production en France pour réduire ces risques fait donc son chemin en cette période de confinement. Mais comment engager la transition quand les entreprises privées prennent leurs décisions de manière autonome ? Si elles souhaitent continuer à produire à bas coûts dans un pays éloigné, personne ne semble pouvoir les en empêcher.

Les consommateurs tendent à l’oublier, mais ils possèdent en ce sens un outil d’une valeur bien supérieure à ce qu’ils imaginent : la monnaie. En économie, les dépenses des uns sont les revenus des autres. En dépensant son argent dans une entreprise, on assure à celle-ci la capacité de payer les salaires, de rembourser ses fournisseurs, ou encore de payer ses impôts. Or, dans de nombreux cas, nos dépenses font vivre des entreprises ayant délocalisé tout ou partie de leurs productions à l’étranger — où a été fabriqué le pantalon que vous portez ? la table dans votre salon ? D’autres entreprises, que nos achats font vivre, exportent leurs revenus dans des pays où l’impôt est plus faible, réduisant d’autant leur contribution au développement du pays où elles sont implantées.

Les monnaies locales complémentaires sont de puissants outils pour limiter ces effets et pour stimuler l’économie locale. Le principe est de payer sa consommation en utilisant la monnaie locale dans les points de vente qui l’acceptent. En retour, les commerces qui la récupèrent peuvent également l’utiliser pour payer les fournisseurs qui l’acceptent aussi. Pour en obtenir, il faut en faire la demande auprès de l’organisme émetteur (une association, par obligation légale depuis 2014) et sa valeur est à parité avec l’euro. Ainsi, puisque les grandes entreprises et groupes internationaux ne font des transactions qu’en monnaie nationale, ils sont de facto exclus de ce système.

Un commerce acceptant les euskos.

Relancer l’économie, localement

Les monnaies locales sont une véritable opportunité pour relancer l’économie en période de crise. Parmi les entreprises fortement touchées par le confinement, c’est sans nul doute les TPE, PME, commerçants et artisans qui sont plus durement frappés par la baisse de leur chiffre d’affaires. En manque de liquidités, la banqueroute est au coin de la rue. Par le déploiement de ces monnaies locales, on incite les consommateurs d’un quartier, d’une ville, d’une région, à dépenser leur argent en priorité dans les entreprises locales. Pour déjeuner le midi, avec seulement de la monnaie locale en poche, on ira consommer dans la brasserie du coin plutôt que dans une chaîne de restauration rapide. Multipliées par le nombre de consommateurs d’une zone géographique, ces « petites dépenses » sont la différence pour les entreprises locales entre rester en vie et faire faillite.

De plus, il a été démontré que la vitesse de circulation de ces monnaies était sept fois supérieure à celle de la monnaie nationale. [1] Par conséquent, un euro local crée plus de richesses car il permet de réaliser plus de transactions sur une même période donnée. En retour, ce sont également plus d’emplois créés dans ces structures et donc tout un écosystème composé de petites entreprises qui se développe et prospère. Comme la conversion en monnaie nationale a généralement un coût — 5 % pour la monnaie basque eusko, les consommateurs sont incités à en faire usage, ce qui renforce l’effet d’entraînement sur l’écosystème local.

Reconstruire un tissu industriel local par la monnaie

Mais ça ne s’arrête pas là. L’une des critiques courantes à l’encontre des monnaies locales est que leur mise à l’échelle est impossible – entendre : elles servent la librairie du quartier mais pas au-delà. Au contraire, elles servent aussi à organiser les rapports marchands entre entreprises. Certaines monnaies locales agissent comme de véritables réseaux, les entreprises les utilisant tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement au sein d’un même territoire : du papier, pour fabriquer des livres, au bois, pour fabriquer des meubles, de l’exploitant agricole, qui fournit commerces et cafés, aux entreprises de services à la personne, les monnaies locales facilitent la construction de chaînes d’approvisionnement locales. Ainsi, plus de la moitié des entreprises utilisant l’eusko au pays Basque ont changé de fournisseurs après avoir adopté cette monnaie.

Et ça ne s’arrête toujours pas là. À l’inverse des monnaies traditionnelles, les monnaies locales ne reposent que marginalement sur le principe de l’intérêt. Dans sa forme la plus courante, il n’est pas possible d’emprunter de la monnaie locale quand on est consommateur. Le crédit aux entreprises en monnaie locale peut s’organiser à un très faible coût. La banque Wir, en Suisse, propose des emprunts en monnaie wir à des conditions défiant toute concurrence (taux bas, échéance de long terme, absence de frais) car la structure bancaire est moins coûteuse que celle des banques traditionnelles et qu’elle repose sur un système de dépôts en monnaie wir qui assure sa pérennité. En Suisse, une PME sur cinq utilise cette monnaie pour régler ses factures.

Plus de la moitié des entreprises utilisant l’eusko au pays Basque ont changé de fournisseurs après avoir adopté cette monnaie.

Les monnaies locales, outil de résilience

Ainsi, avec des entreprises qui échangent entre elles sur un même territoire et des consommateurs qui sont incités à dépenser leur argent dans certains points de vente, on contribue à relocaliser progressivement l’ensemble de la chaîne de production d’un territoire en se focalisant sur les solutions existantes ici et non ailleurs. En stimulant l’économie locale, on contribue à la création d’emplois dans un contexte où de nombreux secteurs licencient du fait des délocalisations stimulées par la concurrence de la main-d’œuvre à l’échelle internationale.

Ces monnaies n’ont pas vocation à remplacer la monnaie nationale. Toutes les entreprises ne peuvent pas les utiliser pour répondre à l’ensemble de leurs besoins d’achat. Mais il est grand temps que les consommateurs prennent conscience que notre économie est à une très grande majorité une économie de petites structures : plus de 99 % des entreprises, employant 47 % de la main-d’œuvre et générant 43 % du PIB marchand. Certains choix de consommation font la différence : contribuer au développement d’une entreprise locale ou faire prospérer une multinationale. Nous ne pourrons pas faire l’économie d’une monnaie nationale et des grandes entreprises pour répondre à certains de nos besoins. Mais si nous pouvons faire le choix du local à chaque fois que la possibilité se présente, nous aurons contribué à recréer une économie résiliente.

La monnaie circule. Nous pouvons décider au profit de qui.

https://reporterre.net/Pour-relancer-l-economie-choisissons-les-monnaies-locales

La crise économique, propositions de Bertrand Séné

Bertrand Séné, économiste membre de la Pêche monnaie locale citoyenne, nous parle de crise économique, en lien avec la crise sanitaire actuelle.

La plupart des économistes pensent que le confinement va entraîner une gigantesque crise économique. Pourtant, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas l’arrêt d’une grande partie des activités économiques qui pose problème, mais la façon dont on va gérer les dettes (au sens large), c’est-à-dire ce que chaque entreprise et chaque ménage s’est engagé à payer à d’autres.
Payer l’ensemble des dettes sera impossible : il faudra en reporter, mais aussi en annuler beaucoup.
Dès lors, on comprend bien qu’il faudra nécessairement changer quelques règles du jeu pour éviter les faillites, le chômage et la précarisation.
Or changer de règles nous ouvre aussi des possibilités nouvelles et infinies, notamment pour aller vers une économie vraiment durable.

APPEL AUX BENEVOLES

Cher(e)s (futur(e)s) pêchu(e)s

La crise sanitaire actuelle aura démontré que les modèles néo-libéraux étaient à bout de souffle ! Elle aura également mis en avant la pertinence des réseaux locaux d’approvisionnement !

                                

L’« après » crise s’annonce probablement chaotique et destructrice pour les acteurs économiques les plus fragiles. C’est pourquoi, plus que jamais, les monnaies locales acteurs de l’économie alternative, et qui ont vocation à maintenir ce tissu économique de proximité, devront proposer des solutions !

Nous avons en effet besoin d’appuyer le développement de ce tissu économique, de piloter des projets (monnaie numérique par exemple), de faire de la communication auprès des consommateurs et des professionnels, de construire des partenariats avec d’autres acteurs du territoire, en un mot nous avons BESOIN DE VOUS !

L’AG qui s’annonce sera probablement virtuelle, mais votre présence sera réelle ! VENEZ ! Votre engagement va être important dans les mois qui viennent ! Nous vous communiquerons la date très prochainement (courant Juin). D’ici là, si vous souhaitez nous accompagner dans sa préparation et/ou rejoindre le prochain bureau, merci de vous manifester auprès de marie-emilie@pechemonnaielcoale.fr et nous prendrons contact avec vous !

Entraide citoyenne COVID-ENTRAIDE FRANCE

Voici une initiative forte d’entraide citoyenne qui correspond à nos valeurs de solidarité et à laquelle nous pouvons apporter notre contribution…
https://covid-entraide.fr/
Inscrivez votre groupe local ici : https://covidentraide.gogocarto.fr
Contact : covidentraidefrance@riseup.net
Le réseau de solidarité #COVID-ENTRAIDE FRANCE se monte depuis le 12 mars sur les réseaux sociaux et le terrain avec toutes les bonnes volontés qui s’accordent sur ces points :

La diffusion d’infos vérifiées et sourcées.

La participation à l’entraide et l’auto-organisation dans les immeubles, hameaux, rues, quartiers, villages, villes, départements, régions. Sur le terrain et en ligne.

Le soutien conscient et précautionneux aux personnes les plus vulnérables face à la pandémie de Covid-19.

Le soutien des soignant·e·s et de tous les services publics exsangues.

Le soutien aux solidarités, à la résilience écologique et sociale et à l’autonomie alimentaire des territoires .

Tisser une toile commune face à la gestion gouvernementale pour se défendre de toute instrumentalisation autoritaire de la crise sanitaire et économique.

Prochaine Réunion de bureau le lundi 06 Avril

Cher-e-s Ami-e-s Pechu-e-s

En cette période de confinement, nous vous proposons de se retrouver virtuellement le lundi 6 avril,  de 20h30 à 22h00.

L’ordre du jour proposé est le suivant :
>> Tour de table / ressenti de chacun sur la crise que nous traversons
>> Retour rapide sur la dernière réunion de bureau (CR ici)
>> Retour de Marie-Emilie sur ses activités de Service Civique pour La Pêche, monnaie locale
>> Préparation de la future Assemblée Générale
>> Les travaux en cours avec MOPPA / REVES (dont le numérique)
>> La coordination avec le mouvement SOL

Nous mettrons toutes les informations pratiques pour la réunion sur notre site très prochainement.

Prenez soin de vous et à très bientôt! Gardez la Pêche!

Bienvenue à Marie-Emilie!

Marie-Emilie a démarré début Mars un service civique pour 6 mois au sein de la Pêche Monnaie Locale. Nous la laissons se présenter :

« Je m’appelle Marie-Emilie. Je suis étudiante en Master 2 Économie Sociale et Solidaire à l’Université Paris 8. Au cours de ma formation je me suis intéressée à la finance solidaire, plus particulièrement aux monnaies locales comme la pêche. Je pense que mon service civique de 6 mois sera l’occasion d’avoir des compétences plus concrètes sur le sujet. Notamment sur le fonctionnement de la monnaie, des comptoirs, la gestion des évènements ainsi que la promotion de la pêche par l’intermédiaire de la prospection de proximité. Je souhaite apporter à la pêche de nouveaux adhérents de divers horizons. Que ce soit des particuliers ou des commerçants, en se focalisant sur la proximité et l’utilité pour les habitants. Il faudrait trouver des boulangeries, coiffeurs et des commerces d’utilité quotidienne. »

Merci par avance pour l’accueil chaleureux que vous réserverez à Marie-Emilie !

En cette période de « confinement« , elle sera joignable par téléphone et courriel. Elle ne manquera pas de vous rencontrer aux beaux jours, lorsque les conditions le permettront !